03/04/2026
🇫🇷 2 maires dans l’équipe de la FFTM - Fédération Française des Trucs qui Marchent !
Depuis quatre ans, nous parcourons la France à la rencontre des élus locaux extraordinaires pour recenser les initiatives des communes qui ont fait leurs preuves et qui pourraient être dupliquées ailleurs. Nous avons découvert des « trucs » qui ont le potentiel de transformer des milliers de communes et la vie de millions de Français.
Ces élus nous ont donné envie, nous aussi, de créer des collectifs au service de Neuvy-sur-Barangeon et de Langres auxquelles nous sommes viscéralement attachés depuis notre plus tendre enfance. Il y a quelques jours, nous avons eu l’immense honneur de devenir maires. Avec beaucoup d’humilité et énormément d’enthousiasme, nous souhaitons fonder notre action sur ce qui marche déjà ailleurs en faisant de nos communes de véritables laboratoires des « trucs qui marchent ».
Nous continuerons de venir à la rencontre des femmes et des hommes qui s’engagent d’ici quelques semaines pour recenser de nouvelles initiatives pour l’aventure qui nous anime avec Grégoire Bourgeois, Christophe Arnoux et tous nos partenaires. Nous poursuivrons nos actions pour contribuer, à notre échelle, à améliorer l’action publique locale, pour impliquer les citoyens dans la vie de leur commune et pour créer des ponts entre les élus locaux dans un esprit de partage.
À tous les maires de France : nous serons heureux de venir vous rencontrer. La FFTM compte sur vous, pour vous aussi, faire de votre ville ou de votre village « une commune laboratoire des trucs qui marchent ».
Raphaël Ruegger et Théo Caviezel
31/03/2026
🛜 Ils sont geeks mais sympathiques !
Il y a quelques jours, nous sommes allés à Melun Val-de-Seine Agglomération avec notre partenaire Orange pour rencontrer l’équipe de la DMSI (Direction Mutualisée des Systèmes d’Information). Une équipe passionnée, très concrète, et surtout orientée résultats.
Le point de départ : un territoire où chacune des 20 communes gérait son informatique séparément et différemment, avec une accumulation d’outils et de versions (jusqu’à des centaines de systèmes et versions de logiciels PDF).
Le point d’arrivée : un service informatique mutualisé pour des outils et des process standardisés et sécurisés, au service des communes, y compris les plus petites.
En chiffres :
➡️ 16 communes sur 20 ont choisi d’adhérer à la DMSI
➡️ Le délai de réponse aux incidents est passé de 12 heures à 29 minutes
➡️ Le délai moyen de traitement est passé de 16 à 5 jours (sur 6 000 demandes/an)
60 000 logements raccordés au Très Haut Débit depuis 2023
➡️ Fermeture cuivre/ADSL anticipée et pilotée : 0 plainte signalée, des actions de communication efficace menées par les communes
➡️ Une cybersécurité dimensionnée pour faire face à 10 000 attaques mensuelles
Cette visite illustre un levier puissant : la mutualisation permet d’offrir la même qualité de service à une commune de 200 habitants qu’à une commune de 40.000, tout en améliorant la robustesse des infrastructures et en générant des économies réelles (ex. 51.000 €/an au Mée-sur-Seine, 48.000 €/an à Melun).
Et on repart avec une phrase qui résume bien l’état d’esprit : « À Melun Val-de-Seine, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. »
18/03/2026
🇫🇷🚐 TRUC QUI MARCHE N°64 : Des navettes automatisées partagées en zone périurbaine – Valence Romans Agglo (Drôme)
Et si l’on pouvait résoudre l’un des grands problèmes de mobilité des territoires périurbains : les fameux “derniers kilomètres” ? Autour de la gare de Valence TGV, une expérimentation de navettes automatisées - portée par cinq entreprises : beti, MACIF, Renault, Vinci et WeRide - montre qu’une autre manière de se déplacer est possible.
Depuis 2025, de petites navettes électriques circulent sur un parcours de 3,3 kilomètres reliant la gare, un parking longue durée et les entreprises du parc d’activités de Rovaltain. Particularité de ces véhicules : il n’y a pas de conducteur à bord. Grâce à un ensemble de capteurs et de systèmes embarqués, la navette analyse son environnement à 360 degrés et peut circuler au milieu du trafic classique sur un trajet prédéfini.
Cette expérimentation répond à un problème bien connu des zones d’activités et des gares excentrées : l’accès final entre les transports ferroviaires, les parkings et les lieux de travail se fait encore très souvent en voiture. La navette automatisée permet justement de connecter ces différents points sans multiplier les déplacements individuels.
Pendant la phase de test, près de 100 passagers par jour ont utilisé ce service, preuve qu’il répond à un besoin réel. Le projet mobilise plusieurs partenaires publics et privés, dont l’agglomération, des entreprises du territoire et des acteurs de la mobilité et de l’innovation.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’un système totalement autonome. Les navettes circulent sur un itinéraire connu et restent supervisées à distance par des opérateurs humains, dans un cadre réglementaire autorisé en France depuis 2022 pour les transports routiers automatisés.
Si l’expérimentation se confirme dans la durée, ce type de solution pourrait devenir un outil précieux pour de nombreux territoires : relier une gare à une zone d’activités, connecter un parking périphérique au centre-ville ou desservir des secteurs où une ligne de bus classique serait trop coûteuse.
14/03/2026
🇫🇷👧 TRUC QUI MARCHE N°63 : Quand les enfants deviennent acteurs du climat scolaire – Niort (Deux-Sèvres)
Et si les élèves eux-mêmes devenaient les premiers artisans de la paix dans la cour de récréation ? À Niort, la municipalité et les équipes éducatives ont fait le pari de la médiation par les pairs, une démarche qui confie aux enfants un rôle actif dans la gestion des petits conflits du quotidien.
Depuis 2015, des élèves volontaires des écoles primaires sont formés chaque année pour devenir “médiateurs” auprès de leurs camarades. Ils apprennent à écouter, à identifier les émotions, à comprendre les désaccords et à aider leurs camarades à trouver eux-mêmes des solutions lorsqu’une tension apparaît.
Concrètement, près de 150 enfants sont formés chaque année, et le dispositif est aujourd’hui déployé dans douze écoles de la ville. Lorsqu’un conflit survient dans la cour de récréation, les élèves médiateurs peuvent intervenir pour faciliter le dialogue. Si la situation dépasse leurs compétences, ils sollicitent bien sûr les adultes.
Cette responsabilisation change profondément la vie de l’école. Les enseignants observent moins de tensions dans les cours de récréation, davantage de dialogue entre élèves et une solidarité plus forte entre camarades. Les enfants médiateurs gagnent aussi en confiance et découvrent très tôt ce que signifie prendre soin du collectif. L’autre force de cette initiative est sa simplicité. Elle ne nécessite aucun budget supplémentaire : elle repose essentiellement sur la formation des élèves volontaires et l’accompagnement des enseignants.
À l’heure où beaucoup de collectivités cherchent des solutions pour améliorer le bien-être à l’école, Niort montre qu’une idée simple peut transformer durablement le climat scolaire : faire confiance aux enfants pour devenir eux-mêmes acteurs de la vie collective.
ℹ️ Cette publication s’inscrit dans le cadre de notre grande opération « 70 trucs pour la France » : chaque jour, découvrez et partagez à vos candidats de nouvelles initiatives pour votre commune.
Avec notre partenaire particulier la Macif et nos partenaires Action Logement, AG2R LA MONDIALE dans le cadre de l’action sociale Agirc-Arrco, Agence nationale de la cohésion des territoires, AXA, Fondation BNP Paribas, DomusVi, Eurogroup Consulting, INEDI, Orange et TOTEM. 🤝
12/03/2026
🇫🇷💃 TRUC QUI MARCHE N°62 : Le retour des thés dansants pour recréer du lien – Quimper (Finistère)
Et si, pour recréer du lien entre les habitants, il suffisait parfois de remettre au goût du jour une tradition populaire ? À Quimper, la ville et son Centre communal d’action sociale ont relancé les thés dansants, et le succès est au rendez-vous.
L’idée est simple : proposer plusieurs fois par an un après-midi festif ouvert à tous, avec orchestre, piste de danse, collation et buvette. Mais derrière cette formule en apparence très classique se cache en réalité un puissant levier de convivialité et de lutte contre l’isolement, notamment pour les personnes âgées.
Depuis leur relance en 2021, ces rendez-vous rassemblent régulièrement plus de 250 participants, parfois venus des communes voisines. On y danse bien sûr, mais on y discute aussi beaucoup : ces moments deviennent de véritables espaces de rencontres et d’échanges entre générations.
Le fonctionnement repose sur une organisation simple et efficace. La ville met à disposition une grande salle municipale et assure la communication ainsi que l’animation musicale. Les bénévoles de l’association locale de retraités participent à l’accueil, au vestiaire, à la buvette et au goûter. Cette coopération entre la collectivité et le tissu associatif permet d’organiser ces événements à coût très raisonnable pour la commune tout en garantissant une ambiance chaleureuse.
Avec quatre rendez-vous par an, les habitants ont désormais pris l’habitude de noter la date dans leur agenda. Et c’est précisément cette régularité qui transforme une simple animation en véritable tradition locale.
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11/03/2026
🇫🇷⛪ TRUC QUI MARCHE N°61 : Une église transformée en logement pour les travailleurs mobiles – Châteauroux (Indre)
Et si certains bâtiments religieux désaffectés devenaient une solution concrète pour répondre aux nouveaux besoins de logement des territoires ? À Châteauroux, une ancienne chapelle a été transformée en hébergement pour les travailleurs mobiles et les personnes de passage.
Dans de nombreuses villes moyennes, les entreprises et les chantiers ont régulièrement besoin d’accueillir des salariés pour quelques semaines ou quelques mois. Pourtant, trouver un logement temporaire peut vite devenir un casse-tête : hôtels coûteux, locations rares ou solutions précaires.
Pour répondre à ce besoin, la ville de Châteauroux a choisi de réhabiliter la chapelle Saint-Denis, un bâtiment désaffecté et désacralisé depuis plusieurs années. Le projet a permis de créer 25 appartements meublés, dont une grande partie accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Initialement, ces logements ont été pensés pour accueillir les athlètes et délégations lors des épreuves de tir sportif des Jeux olympiques de Paris 2024 organisées sur le territoire. Mais leur vocation est désormais durable : ils servent à loger des cadres en déplacement, des travailleurs temporaires, des touristes ou encore des personnes qui s’installent sur le territoire pour une période transitoire.
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10/03/2026
🇫🇷🏡 TRUC QUI MARCHE N°60 : Un hameau léger plutôt qu’un lotissement – Saint-André-des-Eaux (Côtes-d’Armor)
Et si, pour accueillir de nouveaux habitants, une commune choisissait un modèle d’habitat plus écologique, plus accessible et plus convivial qu’un lotissement classique ? C’est le pari fait par la commune de Saint-André-des-Eaux.
À l’origine, la municipalité disposait d’un terrain communal de 4 300 m² destiné à accueillir un lotissement. Mais les élus ont finalement fait un choix différent : créer un “hameau léger”, inspiré d’un modèle d’habitat participatif et écologique.
Aujourd’hui, huit foyers vivent dans ce hameau composé d’habitats démontables ou réversibles, comme des tiny houses ou des chalets en bois, installés sans bétonner les sols. Chaque famille dispose de son logement, tout en partageant plusieurs espaces communs qui favorisent la convivialité et la solidarité entre voisins.
Ce type d’habitat présente de nombreux avantages : un impact environnemental très limité, des logements beaucoup plus abordables qu’une construction classique et une véritable dynamique collective qui redonne vie au village. Le terrain reste la propriété de la commune, qui le met à disposition via un bail de longue durée, ce qui permet de maîtriser le foncier tout en évitant la spéculation.
Le résultat est très concret : de nouveaux habitants se sont installés, certains télétravaillent depuis le village et d’autres ont contribué à relancer des activités locales, comme le bar-restaurant du bourg qui est redevenu un lieu de vie.
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08/03/2026
🇫🇷🥕 TRUC QUI MARCHE N°59 : Un kiosque à journaux transformé en comptoir de produits fermiers – Meudon (Hauts-de-Seine)
Et si les kiosques à journaux abandonnés devenaient des lieux où l’on vient chercher des fruits, des légumes et des œufs frais ? À Meudon, un ancien kiosque de presse a retrouvé une seconde vie grâce à un concept aussi simple qu’ingénieux : La Clayette, un comptoir en libre-service de produits fermiers en circuit court.
Imaginée par l’entrepreneur et agriculteur Nicolas Drique, l’initiative repose sur un réseau d’une vingtaine de producteurs situés dans un rayon d’environ 150 kilomètres. Chaque jour, fruits, légumes, œufs et autres produits de saison sont acheminés vers le kiosque et proposés dans 76 casiers réfrigérés connectés, accessibles en libre-service.
👉 Grâce à une application mobile, les habitants peuvent consulter les stocks disponibles, réserver leurs produits et venir récupérer leur panier de 6h30 à 22h30, quand cela leur convient. Un modèle qui combine circuit court, simplicité d’usage et ultra-proximité.
Mais le succès de la Clayette ne tient pas seulement à la qualité des produits. Ce kiosque nouvelle génération recrée aussi un lieu de rencontre et de vie de quartier : les habitants échangent, découvrent les producteurs et participent régulièrement à des événements organisés autour des produits de saison.
Résultat : près de 1000 clients réguliers et près de 2000 œufs vendus chaque semaine, preuve qu’un commerce de proximité peut à la fois soutenir les agriculteurs, faciliter l’accès à une alimentation de qualité et redonner vie à un élément du mobilier urbain.
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07/03/2026
🇫🇷🍽️ TRUC QUI MARCHE N°58 : Cette cantine scolaire réduit le gaspillage alimentaire grâce à une application - Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique)
Et si une simple application permettait de servir plus juste, gaspiller moins et mieux écouter les enfants ? À Saint-Père-en-Retz, la cantine scolaire a choisi d’utiliser un outil numérique pour affiner ses pratiques et réduire concrètement le gaspillage alimentaire.
👉 Grâce à une application dédiée, les retours sur les repas sont enregistrés : plats appréciés, portions trop importantes, aliments laissés dans l’assiette… Ces données permettent à l’équipe de restauration d’ajuster les quantités préparées et d’adapter progressivement les menus en fonction des habitudes réelles de consommation.
Résultat : moins de déchets alimentaires, des portions mieux calibrées, un dialogue renforcé entre les enfants et les équipes de cuisine, et une gestion plus fine des achats et des approvisionnements.
Au-delà de la technologie, c’est une démarche de bon sens : écouter pour mieux produire, impliquer les enfants dans la lutte contre le gaspillage, et transformer la cantine en espace d’apprentissage concret des enjeux écologiques.
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06/03/2026
🇫🇷🍽️ TRUC QUI MARCHE N°57 : Une cuisine centrale au service d’une restauration publique vertueuse – Villepreux (Yvelines)
Et si la cantine devenait un véritable levier de transition écologique et alimentaire pour toute une commune ? À Villepreux, la municipalité a fait de sa cuisine centrale un outil stratégique pour proposer une restauration collective à la fois saine, locale et responsable.
Les repas servis dans les écoles sont cuisinés sur place, à partir de produits frais et de saison, avec une part croissante d’approvisionnements issus de filières de qualité et de circuits courts.
👉 La ville agit aussi concrètement contre le gaspillage alimentaire, avec un travail sur les portions, la sensibilisation des enfants et une gestion optimisée des déchets. Mais l’ambition va plus loin : la cuisine centrale est pensée comme un outil pédagogique, permettant de reconnecter les enfants à ce qu’ils mangent, d’expliquer l’origine des produits et de promouvoir une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.
Résultat : une restauration publique qui ne se contente pas de nourrir, mais qui éduque, soutient les producteurs, réduit son impact environnemental et crée du lien.
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04/03/2026
🇫🇷🤝 TRUC QUI MARCHE N°56 : Agir ensemble avant que les difficultés ne deviennent des problèmes – Cernay (Haut-Rhin)
Et si une ville décidait de prévenir les difficultés des jeunes plutôt que d’attendre qu’elles éclatent en réactions punitives ? À Cernay, la municipalité a mis en place depuis 2015 un conseil communal de prévention qui réunit chaque mois une trentaine d’acteurs de terrain — école, police, justice, bailleurs sociaux, médiateurs, éducateurs, associations et élus — pour repérer et accompagner dès les premiers signaux d’alerte.
Plutôt que de sanctionner après-coup, ce conseil permet un dialogue immédiat avec les familles dès qu’un jeune présente des signes de décrochage scolaire, d’absences répétées ou de tensions sociales, afin de proposer des solutions concrètes : soutien scolaire, activités citoyennes ou participation à des dispositifs locaux.
👉 Cette coordination fine entre différents partenaires garantit une action rapide et cohérente, avec des trajectoires personnalisées pour les jeunes et l’appui des associations locales.
Les résultats parlent d’eux-mêmes : Cernay n’a connu aucune dégradation ni incident majeur en 2023 et 2024, signe que la prévention collective peut créer un climat apaisé et protecteur pour tous.
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