Cabinet infirmier MSP Gondole

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Cabinet infirmier MSP Gondole Cabinet de 3 infirmiers disponibles pour vos soins à domicile . Convention sécurité sociale et mutuelle nous pratiquons le tiers payant

Prise de sang , test pcr ,pansement ,injection , prise en charge et suivi de chimio thérapie , perfusion , maintien à domicile, soins d’hygiène ...

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07/10/2026

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27/06/2026

Buvez / aspergez vous

25/04/2026

Devoir expliquer chaque jour

Haaaaa la  NGAP et ses mystères
21/04/2026

Haaaaa la NGAP et ses mystères

Ginette était assise dans son fauteuil, couverture sur les genoux, café sur la table. Elle me regarde avec ce regard de patiente qui sait très bien qu’elle va poser une question compliquée.

— Dites-moi Tof… vous gagnez bien votre vie avec tous ces soins ?

Je pose mon sac, je soupire doucement, et je lui dis :

— Ginette… asseyez-vous bien. Aujourd’hui je vais vous expliquer la NGAP.

Elle me regarde.

— La quoi ? La nappe ?

— La NGAP. La Nomenclature Générale des Actes Professionnels. En résumé, c’est le livre qui dit comment on facture les soins.

Ginette plisse les yeux.

— Ah… comme un menu au restaurant ?

— Oui… sauf que le menu change tout le temps et que parfois le dessert est gratuit… mais pour le client.

Elle sourit déjà.

---

Alors je lui explique.

— En théorie Ginette : je fais un soin → je facture un code.

— Logique.

— En pratique : je fais un soin → je cherche le code → je relis → je doute → j’appelle un collègue → je re-doute… puis je facture.

— Donc vous improvisez ?

— Non… j’interprète.

— Par exemple Ginette, quand je vous fais une injection, ça s’appelle AMI 1.

— Pourquoi 1 ?

— Personne ne sait vraiment. C’est un peu comme le code secret d’un coffre-fort administratif.

Elle hoche la tête.

— Et quand vous faites plusieurs soins ?

— Ah… là arrive l’article 11B.

Ginette me regarde.

— C’est quoi ce truc ?

— C’est la règle magique de la NGAP. Quand je fais plusieurs soins chez vous, le premier est payé 100 %.

— Normal.

— Le deuxième est payé 50 %.

— Déjà moins drôle.

— Et le troisième… il est gratuit.

Ginette ouvre grand les yeux.

— Gratuit ?!

— Oui Ginette. À partir du troisième soin, on travaille pour l’amour de la médecine et pour la gloire de la Sécurité Sociale.

Elle éclate de rire.

— Ah ben dis donc… vous êtes généreux !

— Attendez… il y a des dérogations.

Elle se redresse.

— Ah !

— Parfois certains actes peuvent être cumulés à 100 %.

— Donc c’est mieux !

— Oui… sauf qu’il faut connaître les règles exactes, savoir quels actes sont concernés et vérifier les conditions.

— Sinon ?

— Sinon… tu cotes mal.

— Et donc ?

— C'est jamais bon pour nous.

Je continue.

— Ensuite Ginette… il y a les soins hors nomenclature.

— Ça sonne déjà pas bon.

— C’est quand je fais quelque chose d’utile… mais que la NGAP dit :

“Ça, tu ne le factures pas.”

— Comme quoi ?

— Par exemple : Prendre une tension, mettre des bas de contention, réparer votre télécommande, discuter 20 minutes parce que ça ne va pas, vous rassurer, chercher le chat sous le lit.

Ginette me regarde.

— Donc tout ce que vous faites chez moi en fait ?

Je souris.

— Voilà.

— Et vous êtes payé ?

— Non.

Elle pose sa tasse.

— Ah oui… c’est un concept.

Ginette éclate de rire.

— Donc si je résume : soit vous êtes payé à moitié, soit pas du tout.

— Et si vous vous trompez?

Je la regarde.

Je prends un ton un peu plus sérieux.

— Et là Ginette… on arrive au truc qui fait peur.

— Ça s’appelle l’indu.

Elle me regarde.

— C’est quoi encore ce machin ?

— C’est quand la CPAM dit :

“Vous avez trop facturé, vous avez fait des erreurs… vous nous devez de l’argent.”

Ginette ouvre grand les yeux.

— Ils vous reprennent l’argent ?

— Oui. Et parfois longtemps après.

— Ah oui… ils rigolent pas.

— Non Ginette. La NGAP, c’est un jeu… mais sans joker.

---

Je continue.

— Prenons les perfusions.

Ginette regarde la poche accrochée.

— Ça c’est simple pourtant.

— Pour vous oui. Pour la NGAP non.

— Pourquoi ?

— Parce qu’il existe quinze façons différentes de coter une perfusion : la pose, la surveillance, la dépose, la courte, la longue, l'intervention, l'astreinte…

Ginette me coupe :

— Mais c’est toujours le même tuyau !

— Exactement.

Elle conclut :

— Ils doivent bien s’amuser dans les bureaux.

— Oui et parfois Ginette, ils rajoutent une circulaire pour nous remettre dans leur droit chemin.

— Et?

— Ben c'est jamais drôle pour nous

---

Je poursuis.

— Et pour les patients diabétiques, comme Marcel votre voisin…

— Ah Marcel et son sucre…

— Eh bien moi je fais la glycémie, l’injection, la surveillance, les conseils, je regarde les pieds…

Ginette attend la chute.

— Et la NGAP dit : **AMI 1 + AMI 1 **.

Elle me regarde.

— C’est tout ?

— Voilà.

Ginette éclate de rire.

— Ils sont forts quand même.

— Attendez… Marcel a 75 ans demain.

— Oui ?

— Là je peux faire AMI 4 une fois par semaine…

— Ah !

— …mais faut rester 30 minutes…
…et qu’il ait de l’insuline…
…et que les planètes soient alignées.

Ginette soupire.

— C'est pire que les conditions pour se présenter à Miss France

— C'est presque ça…

---

Je lui parle ensuite du BSI.

— Ça c’est le bilan pour les patients dépendants.

— Et vous faites quoi ?

— Je dois tout évaluer : la toilette, la mobilité, l’autonomie, la nutrition, les risques…

Ginette me coupe.

— Et combien de temps ça vous prend ?

— Quarante minutes devant l’ordinateur.

— Et après ?

— Le logiciel me dit : forfait basique.

Ginette tape dans ses mains.

— Ah ça c’est magnifique.

---

Je continue.

— Il existe aussi une majoration qui s’appelle MCI.

— Ça veut dire quoi ?

— Majorations coordination infirmière c'est pour patients compliqués.

Ginette me regarde.

— Donc pour moi ?

Je souris.

— Non Ginette… vous êtes juste très bavarde, ce n’est pas dans la nomenclature.

---

Puis je lui parle de la MAU.

— C’est quand je me déplace pour un seul acte et AMI inférieur ou égal à 1.5

— Comme aujourd’hui avec mon injection ?

— En théorie oui.

Elle regarde la table.

— Pourtant vous avez fait la tension, regardé mon pansement, réglé ma télé et retrouvé mes lunettes.

Je soupire.

— Voilà Ginette… la réalité IDEL.

---

Elle réfléchit un instant puis dit :

— Donc si je comprends bien… votre travail c’est soigner les gens…

— Oui.

— Et aussi comprendre ce livre bizarre ?

— Exactement.

Elle conclut en buvant son café :

— Infirmier… vous êtes moitié soignant… moitié détective administratif.

Je me lève.

Je vais partir.

Puis je me retourne.

— Ah Ginette…

Elle me regarde, méfiante.

— Il y a un nouveau truc.

— Non…

— Si.

— C’est quoi ?

— L’avenant 11.

Silence dramatique.

— Et ça change quoi ?

— Tout… et pas grand-chose.

— Et ?

— Quand le Journal Officiel va sortir…

— Oui ?

— Je vais devoir revenir vous expliquer.

— Combien de temps ?

Je la regarde.

— Une heure.

Elle ferme les yeux.

Respire.

Puis dit :

— Amenez les croissants.

Je souris.

— Avec plaisir Ginette. 🥐

























Et voilà une casquette officieuse qui devient «officielle » 🤦🏽‍♀️
31/03/2026

Et voilà une casquette officieuse qui devient «officielle » 🤦🏽‍♀️

INFIRMIER RÉFÉRENT : LE TITRE QUI ARRIVE APRÈS LE BOULOT

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Vous avez pris le temps de regarder tout ce qui arrive avec l’avenant 11 ?

Les AMI à recalculer…
Les CIM à vérifier…
Les scores SEGA à suivre…
Les échéances qui s’étirent tranquillement jusqu’en 2028…

Bref… déjà de quoi remplir quelques nuits blanches.

Et au milieu de tout ça…

Une nouveauté.

Un mot.

Presque joli.

Infirmier référent.

---

Sur le papier, c’est propre.

Fluide.

Presque séduisant.

Le patient te choisit.
Tu acceptes.
Et te voilà officiellement celui qui suit, qui coordonne, qui organise.

Le chef d’orchestre du domicile.

Sauf que…

(oui, il y a un “sauf que”, sinon ce serait trop simple)

Dans la vraie vie ?

Tu fais déjà tout ça depuis des années.
Tu es déjà celui qui entre dans la chambre et qui capte direct que “là… ça ne va pas”.

Celui qui appelle le médecin avant que ça dégénère.

Celui qui rassure la famille quand elle commence à paniquer.

Celui qui récupère les infos éparpillées façon puzzle mal rangé.

Celui qui évite que tout parte en freestyle médical.

En résumé :

Tu étais déjà le Référent mais version officieuse, version terrain, version système D.

Et puis un jour…

Quelqu’un s’est réveillé.

— “Tiens… si on officialisait ça ?”

Alors on a écrit.
On a voté.
On a publié.

📅 27 juin 2024 : c’est posé.
📅 22 juillet 2025 : petit coup de frein administratif.
📅 4 septembre 2025 : feu vert du HCPP.

Le petit tour de manège habituel.

Et aujourd’hui… avec l’avenant 11…ça y est c'est officiel.

Alors tu lis.

Tu relis.

Tu cherches ce que ça change.

---

Le téléphone qui sonne ?

C’est pour toi.

Le médecin à joindre ?

Toujours toi.

La famille en mode panique ?

Encore toi.

La sortie d’hospitalisation bricolée ?

Devine.

Les décisions.
L’anticipation.
La gestion des galères.

Rien n’a bougé sauf une chose.

Le mot.

---

Infirmier référent.

---

Alors tu continues de chercher.

Parce qu’il doit bien y avoir un truc en plus.

Un petit bonus.

Une ligne.

Un signe...

🫪
..

🧐🧐
..

Rien.

Pas de forfait.
Pas de majoration.
Pas de ligne magique qui apparaît sur la feuille de soins.

Juste une phrase qui dit, en gros :

👉 “Ce que tu faisais déjà… on a décidé de lui donner un nom.”

C’est une sensation un peu étrange.

Comme être promu… sans augmentation.

Comme être nommé capitaine… mais avec le même bateau, les mêmes tempêtes… et toujours le même gilet.

Parce que soyons clairs :

Ce rôle, il n’est pas léger.

C’est pas juste “passer faire un soin”.

C’est suivre.
Organiser.
Anticiper.
Coordonner.

Parfois porter tout un équilibre… à toi tout seul.

Et ça, ça ne se voit pas toujours.

Ça ne se cote pas facilement.

Mais sans ça…

Tout s’écroule.

Alors oui.

C’est une avancée.

Parce qu’on reconnaît enfin que notre boulot ne se résume pas à un acte technique.

Qu’il y a de la réflexion.
Du lien.
De la vigilance.

Du cerveau derrière les pansements.

Mais en même temps…

Ça laisse un petit goût bizarre.

Comme si on avait trouvé le bon mot…

Sans encore trouver les bons moyens.

Aujourd’hui, tu fais déjà tout.

Demain, tu auras le titre.

Et après-demain…

Il faudra se poser la vraie question.

👉 Peut-on continuer à demander autant… sans donner plus ?

Parce que le métier change, pas un peu en profondeur.

Et à un moment…

Il va falloir que la reconnaissance suive.

Pour de vrai.

En attendant ?

Tu continues comme toujours mais cette fois…

Avec une ligne invisible en plus sur ton badge :

“Infirmier référent (officiellement… depuis longtemps)”

👉 Prochain épisode : les remplaçants… et là, on va encore rigoler 😏

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