21/09/2026
Je serai malheureusement 𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟐𝟐 𝐚𝐮 𝐣𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟐𝟒 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬, car je dois me rendre à des obsèques dans l'est de la France. Vous imaginez bien que je suis beaucoup plus désolée de cette situation que vous.
Et donc, à cette occasion, 𝐣𝐞 𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐣𝐞 𝐧'𝐚𝐢 𝐩𝐚𝐬 𝐥'𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 : 𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 𝐠𝐮𝐞𝐮𝐥𝐞.
Depuis 15 ans, dont les 6 dernières années au service exclusif de ma clientèle, j'ai essayé d'être la vétérinaire que j'aimerais accueillir pour mes propres chevaux : disponible, rigoureuse, et avant tout... humaine.
C'est cette humanité qui vous permet de me partager vos angoisses et vos joies, c'est cette humanité qui vous assure que je vais traiter vos chevaux comme les miens, c'est cette humanité qui vous offre 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐱𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐞́𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧 𝐫𝐨𝐛𝐨𝐭.
C'est aussi cette humanité qui fait que je cherche à trouver des arrangements en fonction de vos possibilités et des miennes, qu'il s'agisse d'un rendez-vous à l'heure du déjeuner, d'un vaccin "méga urgent parce que c'est aujourd'hui ou jamais" ou d'une facilité de paiement.
Cette humanité vient avec quelques inconvénients :
- il m'arrive de tomber malade (1 fois en 6 ans !!)
- il m'arrive de faire passer les gens que j'aime avant mon travail
- il m'arrive de devoir enterrer des proches
- il m'arrive même d'avoir des projets en dehors de mon métier et en dehors du bergeracois.
Au cours des 6 dernières années, j'ai été disponible en moyenne 335 jours et nuits par an, ce qui signifie que j'ai assuré environ 95% des jours, nuits et weekends.
Pour les 5% du temps restant, je n'ai 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 éteint le téléphone sans que vous ayez une solution en urgence, qu'il s'agisse des confrères de la clinique de Conques (pour qui j'ai une reconnaissance éternelle) ou plus récemment de confrère et de consœurs en sud Dordogne.
𝑁𝐵 : 𝑠𝑖 𝑙𝑒 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑙 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑏𝑎𝑠 𝑑𝑢 𝑓𝑟𝑜𝑛𝑡, 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑟𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑠𝑎𝑔𝑒𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦𝑒́ 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑒 6 𝑎𝑛𝑠, 𝑗'𝑎𝑖 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒́ 𝑡𝑜𝑚𝑏𝑒𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒.
Alors m'entendre dire, quand je suis tombée malade, ou quand je suis revenu d'arrêt maladie, ou quand je préviens d'une future absence que :
"𝐶̧𝑎 𝑛'𝑒𝑠𝑡 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒"
"𝐶̧𝑎 𝑛𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑓𝑖𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́"
"𝐼𝑙 𝑣𝑎𝑢𝑡 𝑚𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑎𝑟𝑟𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑒́𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢'𝑢𝑛 𝑞𝑢𝑖 𝑛'𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑒"
"𝑂𝑛 𝑠'𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑 𝑎̀ 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒 24ℎ/24 365𝑗/𝑎𝑛 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑐'𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡"
C'est un peu fort de café, même pour moi qui aime ça. Pour quelqu'un qui cherche à avoir une pratique humaine, réaliser qu'on n'est pas beaucoup plus qu'un outil ou qu'un service pour certains, c'est rude.
Je crois qu'à force de tout demander à Google ou à Amazon, certain•es oublient un élément fondamental : 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐝'𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐚𝐠𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬, 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬.
Alors, avant de se plaindre que la solution de remplacement de votre vétérinaire n'est pas sur le pas de votre porte, et que vraiment "c'est pas très pratique", une donnée importante : il y a certaines régions qui n'ont 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐯𝐞́𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐧, et leur seule solution c'est de faire 2h de camion pour que leur cheval soit examiné.
𝐈𝐥 𝐬𝐞𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞́𝐠𝐨𝐮̂𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐞́𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐭𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 (𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐮𝐱, 𝐨𝐧 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐢𝐦𝐞𝐫𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬).
Sur ce, vous m'excuserez, je pars enterrer une personne de ma famille. Et si vous avez une urgence pendant mon absence, mon répondeur vous indiquera la marche à suivre, donc vous pouvez, comme d'habitude, appeler le 𝟎𝟔.𝟑𝟑.𝟖𝟐.𝟏𝟓.𝟒𝟓
(𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑒 𝑗'𝑎𝑖𝑚𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑛𝑖𝑡𝑒́, 𝑛𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑧 𝑟𝑖𝑒𝑛)