Toure Mousso

Appeler Itinéraire

Toure Mousso Enseignante et auteure, J’écris pour donner une voix aux silences, raconter les réalités humaines et semer des graines d’espoir. 🤍

📖 La première lectrice de l'aventure !Le plaisir de voir son œuvre entre les mains de ses premiers lecteurs est une émot...
02/11/2026

📖 La première lectrice de l'aventure !

Le plaisir de voir son œuvre entre les mains de ses premiers lecteurs est une émotion particulière pour un écrivain.

Merci à notre première lectrice d'avoir accueilli Le Silence de l'Africaine. Que cette belle aventure soit le début de nombreuses autres rencontres entre mon univers littéraire et ses lecteurs.

TOURÉ MOUSSO ✍️

Aujourd'hui, nous avons porté les uniformes de nos époux, arboré leurs grades et partagé, le temps d'une célébration, un...
01/11/2026

Aujourd'hui, nous avons porté les uniformes de nos époux, arboré leurs grades et partagé, le temps d'une célébration, une immense fierté : celle d'être les femmes de ceux qui servent notre nation.

Militaires, gendarmes, policiers et autres corps réunis dans un même esprit : honorer nos hommes et célébrer leur engagement.

Derrière chaque uniforme, une épouse fière et un cœur reconnaissant. 🇬🇳❤️

Bonne fête à nos forces de défense et de sécurité !

31/10/2026

J'ai suivi avec beaucoup de plaisir la première édition de « Guinée Old School », cette belle initiative du ministère de la Culture qui a réuni les rappeurs qui ont marqué la scène musicale guinéenne il y a une vingtaine d'années.

Quel bonheur de retrouver ces mélodies ! J'ai eu l'impression de faire un petit voyage dans mon enfance. À écouter ces chansons, je me suis même surprise à penser que la musique avait quelque chose de particulier à cette époque.

Alors, toute nostalgique, j'ai fait écouter quelques morceaux à ma fille Delphine, en lui disant : « Écoute un peu la beauté de ces mélodies ! »

Sa réponse ? « Mais maman, ce n'est pas cool du tout ! » 😂

Et là, j'ai éclaté de rire. Parce que cette scène m'a immédiatement rappelé mon enfance. Ma propre mère nous faisait écouter les belles chansons de l'époque de Sékou Touré. Et moi, je riais en lui disant qu'il n'y avait rien de spécial dans ces musiques !

Aujourd'hui, l'histoire se répète avec ma fille.

Finalement, je crois que chaque génération pense que sa musique est la meilleure. Et je suis presque certaine que dans quelques années, Delphine fera écouter ses chansons préférées à ses enfants, qui lui répondront probablement : « Mais maman, c'est quoi cette musique ? » 😂

Ah, le conflit des générations ! Même les goûts musicaux n'y échappent pas !

29/10/2026

[ ]

: L'ODYSSÉE DE HAWA
: ROMAN
: Fatoumata Binta Bah

:

Qui mieux qu’une femme pourrait raconter les souffrances que tant d’autres endurent en catimini, loin des regards et à l’abri des oreilles indiscrètes ?
Un proverbe soussou nous enseigne cette sagesse dans ce distique :
« Si l’on peut broyer du manger pour l’enfant,
On ne peut le lui avaler cependant. »
Autrement dit, on peut préparer le chemin pour autrui, mais nul ne peut parcourir ce chemin à sa place. De même, si certains peuvent témoigner des souffrances féminines, les femmes demeurent les mieux placées pour faire entendre, de l’intérieur, les douleurs qu’elles vivent, les blessures qu’elles taisent et les humiliations qu’elles subissent.

C’est dans cette perspective que l’autrice Fatoumata Binta Bah nous ouvre la boîte de Pandore d’un destin féminin meurtri. À travers L’Odyssée de Hawa, elle nous entraîne sur les sentiers escarpés du martyre d’une jeune fille mariée trop tôt, trop jeune pour porter le lourd fardeau d’un foyer, et plus encore pour affronter les mauvais traitements d’un époux qui semble ne voir en elle qu’un instrument au service de ses propres désirs.

À travers ce récit, Fatoumata Binta Bah lève le voile sur une réalité sociale, brise la loi du silence et donne une voix à celles dont les cris ne franchissent parfois jamais le seuil de leur propre maison.



Trois jours s’étaient écoulés depuis la visite à l’hôpital. Hawa, toujours faible, essayait de se reposer comme les médecins le lui avaient conseillé. Elle portait en elle une vie fragile, un espoir, mais aussi un lourd fardeau. Mais pour Ibrahim, la grossesse ne changeait rien à ses exigences. Un matin, alors qu’il s’apprêtait à sortir, il lança sèchement : « Tu t’es assez reposée maintenant. Tu dois recommencer le ménage ! ».
Hawa baissa les yeux. Elle n’avait pas la force de discuter, ni même de se défendre. Malgré la fatigue, les nausées, et les douleurs, elle se leva.
Leur maison était située à l’étage d’un immeuble sans ascenseur. Il n’y avait pas d’eau courante à l’intérieur, et chaque jour, il fallait descendre chercher de l’eau dans de grands bidons, puis les faire remonter, marche après marche. Hawa, enceinte de deux mois, transportait chaque jour plus de vingt bidons d’eau, seule.
Les voisins la voyaient, mais peu osaient intervenir. Certains baissaient les yeux, d’autres murmuraient entre eux. Hawa, elle, continuait, en silence. Le soir, elle s’asseyait au bord de son lit, le dos courbé, les mains tremblantes. Elle posait sa main sur son ventre et murmurait :
« Pardonne-moi, mon enfant… Je fais ce que je peux !».
Mais au fond d’elle, une colère grandissait. Une colère froide, tranquille. Pas contre l’enfant. Pas même contre la vie. Mais contre ce système, contre ce mari qui ne voyait en elle qu’une servante silencieuse.
Hawa était entrée dans son troisième mois de grossesse. Ce lundi-là, la journée avait été particulièrement éprouvante. Comme toujours, elle avait fait le ménage, lavé les vêtements, porté de lourds bidons d’eau jusqu’à l’étage. Son corps fatigué criait au repos, mais la réalité ne lui laissait aucun choix.

À 20h, alors qu’elle venait à peine de s’asseoir pour souffler, une douleur vive lui transperça le bas-ventre. Elle se plia légèrement, posa la main à l’endroit douloureux. Ce n’était pas une simple fatigue. C’était une douleur inhabituelle… inquiétante.
Elle appela doucelement :
« Ibrahim… J’ai mal au ventre… Ce n’est pas normal !».
Ibrahim, installé dans le salon avec son téléphone, ne leva même pas les yeux :
« Prends du paracétamol et ça va passer ! ».
Hawa obéit, comme toujours. Elle avala un comprimé, espérant que la douleur se calmerait. Mais au lieu de ça, elle s’intensifia. Les heures passaient, et son corps ne laissait plus de place au doute.



Envie de découvrir le dénouement de ce récit, procurez-en un exemplaire à la librairie Yigui sise à Matoto, ou en le commandant sur Amazon.




✍️ LA PLUME ET LE SILENCEIl y a des choses que l’on ne parvient pas à dire à voix haute, des douleurs que l’on dissimule...
11/10/2026

✍️ LA PLUME ET LE SILENCE
Il y a des choses que l’on ne parvient pas à dire à voix haute, des douleurs que l’on dissimule derrière un sourire et des vérités que le monde préfère ignorer. Alors, certains choisissent d’écrire.
Écrire, ce n’est pas seulement aligner des mots sur une page. C’est donner une voix aux silences, un visage aux émotions et une histoire à ceux que personne n’écoute. C’est parfois dénoncer, parfois consoler, mais toujours laisser une trace.
Pour moi, chaque livre est une porte ouverte sur une vérité humaine. Et si mes mots peuvent toucher une seule âme, éveiller une conscience ou changer un regard, alors ma plume aura déjà accompli quelque chose d’essentiel.
📚 Parce qu’un livre se referme, mais que les émotions qu’il laisse en nous peuvent durer toute une vie.
Et vous, quelle est la dernière lecture qui a profondément marqué votre cœur ?

Je viens de découvrir ce roman de Thelison Orélien, écrivain haïtien et lauréat du prix Goncourt, et j’ai particulièreme...
08/10/2026

Je viens de découvrir ce roman de Thelison Orélien, écrivain haïtien et lauréat du prix Goncourt, et j’ai particulièrement apprécié la force qui se dégage de son écriture.

Dès les premières pages, on sent une plume profondément habitée, avec une manière singulière de raconter, de faire vivre les personnages et de nous faire réfléchir.

Une belle découverte littéraire que je recommande aux amoureux des mots et des histoires qui laissent une empreinte.

Autour du livre « C'était ça ou mourir » de Thélyson Orélien, chacun a son débat : racisme, talent, IA...​Moi, je lis.Et...
06/10/2026

Autour du livre « C'était ça ou mourir » de Thélyson Orélien, chacun a son débat : racisme, talent, IA...
​
Moi, je lis.

Et je lis un homme qui quitte son pays non par choix, mais parce que la violence ne lui a pas laissé le choix.
​
Ça m'a fait penser à tous ceux qui partent avec un sac, mais avec toute une vie dans la tête.

On peut avoir une maison, des habitudes, une vie entière un jour, et devoir prendre la route le lendemain.
​
Alors je ne lis pas pour défendre ou condamner. Je lis avec des yeux humains.

Une frontière, ça se traverse. Mais comment on emporte une vie dans un sac ?

04/10/2026

Une grande voix de la littérature africaine s’est tue.

Cheikh Hamidou Kane, l’auteur de L’Aventure ambiguë, s’en est allé, laissant derrière lui une œuvre immense et une pensée qui continuera de traverser les générations.
Un écrivain disparaît, mais sa plume demeure.
Reposez en paix, Maître.
Votre héritage littéraire restera vivant.
Mes sincères condoléances au Sénégal, à sa famille et à toute l’Afrique littéraire.

Enseignante et auteure, J’écris pour donner une voix aux silences, raconter les réalités humaines et semer des graines d’espoir. 🤍

04/10/2026

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655455085

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